Depuis Lundi, la start-up californienne Carbon3D est sortie de son silence, avec une intervention au TED Talk 2015 et une publication scientifique dans le magasine Science.

Plus rapide
Leur nouvelle technologie baptisée Clip (pour Continuous Liquid Interface Production Technology), exploite la puissance de la lumière et de l’oxygène pour modeler une résine liquide photosensible. Elle permet d’imprimer un objet en 3D, 25 à 100 fois plus vite que les méthodes actuelles, ce qui rend obsolète l’ensemble des imprimantes 3D du marché.

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Nous pensons que l’impression 3D est en fait mal nommée, ce n’est que de l’impression 2D ajoutée couche par couche. Les progrès dans ce domaine ont été principalement fait par des ingénieurs, qui ont déterminé notre façon de faire les choses couche par couche pour créer un objet. Nous sommes deux chimistes et un physicien, donc nous sommes venus avec une perspective différente.

 Joseph DeSimone,
professeur de chimie de l’Université de Caroline du Nord, et co-fondateur de Carbon3D

Cette vidéo montre un modèle 3D de la Tour Eiffel émergeant d’une piscine de résine, en moins de 7 minutes.

Pour faire simple : La lumière durcie la résine, alors que l’oxygène l’en empêche.
C’est en contrôlant l’exposition de la lumière et de l’oxygène en tandem, que des formes complexes peuvent être réalisées en une seule pièce, au lieu des nombreuses couches de matériaux qui constituent habituellement un objet imprimé en 3D.

Mieux fini

« Ces couches sont des défauts qui rendent l’objet non lisse. Notre technologie devrait permettre de concevoir des produits directement commercialisables et plus seulement des prototypes« , s’enthousiasme Rob Schoeben, directeur marketing de Carbon 3D.

Choix des matériaux
Carbon3D est en train de tester différents matériaux, pour pouvoir s’attaquer au plus vaste marché possible, notamment le secteur médical avec toute sorte de prothèses.

Levée de fonds
Carbon3D a également annoncé qu’elle avait conclu différent partenariats menant à une augmentation de capital de 41 millions de dollars pour pouvoir commercialiser sa technologie.

En bref, une très belle avancée technologique, mais il reste encore ne nombreux points a voir, en particulier le prix de revient de l’impression d’un simple objet 3D, car c’est bien là le nerf de la guerre.