Le Lab Digest, c’est la sélection hebdomadaire des liens et actualités qui nous ont interpellés : Google ouvre son assistant, une simple application iPad pour la maintenance du métro de Londres et Sephora décline ses services en chatbots

Google lance la plateforme de développement pour Google assistant
Comme annoncé lors du dernier Google I/O, ce mois de décembre voit Google permettre aux développeurs tiers de créer des services pour Google assistant. Là où Alexa d’Amazon possède déjà aux alentours de 5000 skills (capacités à effectuer des actions supplémentaires), Google Home va pouvoir commencer à rattraper son retard. L’intégration de ces capacités supplémentaires est cependant différente du système choisi par Amazon : un développeur pourra créer des requêtes simples (direct actions) comme éteindre la lumière mais également des actions plus complexes (conversation actions). Pour comprendre ces conversation actions, Scott Huffman, chief engineer pour Google assistant, en détaille le fonctionnement dans la vidéo ci-dessous :

Une simple application iPad pour la maintenance du métro de Londres
Transport For London (TfL) est l’organisme chargé du service de tube, le métro londonien. Parmi les difficultés inhérentes à cette tâche, la maintenance des trains est une des plus importantes. Il s’agit en effet de vérifier leur état tout en les immobilisant le moins possible, afin de rendre un service optimum. C’est le cas du freinage : chaque fois qu’un agent soupçonne un problème de freins sur un train, celui-ci doit être immobilisé dans un garage puis testé. Or, seulement 1/4 de ces trains ont effectivement un problème de freins, et 3/4 immobilisés pour aucune raison. TfL a donc expérimenté l’usage des technologies mobiles pour remédier à ce problème, en créant une application iPad qui grâce aux capteurs de la tablette détecte avec précision les éventuels problèmes. Les détails de l’expérimentation sont disponibles ici, mais TfL annonce d’ores et déjà une économie de 300,000 £ avant même l’extension de l’expérimentation à l’ensemble du réseau.

 

Sephora décline ses services en chatbots
On l’a vu, les chatbots sont en passe de remplacer certaines applications de marque. Régulièrement citées parmi les marques retail et beauté avantgardistes, Sephora démontre une nouvelle fois qu’elle sait anticiper les évolutions et usages en devenir. Elle s’était déjà frottée dès mars dernier à l’application de messagerie Kik avec un chatbot de recommandation produits. Sephora (US) s’appuie cette fois sur Facebook Messenger pour deux nouveaux chatbots dédiés respectivement à la prise de rendez-vous en boutique d’une part et au rouge à lèvre. Le premier chatbot permet ainsi de se géolocaliser directement via la fonction dédiée de Messenger pour identifier un lieu de rendez-vous. Le second va plus loin en utilisant l’appareil photo pour identifier les couleurs d’un cliché pris par l’utilisateur, identifier les produits de beauté correspondants et les appliquer en réalité augmenté sur son visage. Ce chatbot est également capable de faire des recommandation produits personnalisées sur la base de l’historique de conversation.
Ces chatbots n’apportent aucun nouveau service puisque, chacun était déjà disponible via d’autres canaux de la marque (site, applications dédiées, etc.). Néanmoins, leur déclinaison dans une application déjà disponible sur des centaines de millions de smartphones offre à Sephora une capacité bien supérieure à toucher ses clients et prospects. C’est aussi une nouvelle preuve également que si les chatbots n’ont pas forcément vocation à remplacer à moyen terme les applications de marques, elles en font des outils bien moins incontournables pour les marques et les utilisateurs.